dimanche 18 juin 2017

Se reconvertir dans l'artisanat, pourquoi pas vous?

De plus en plus de Français songent à se reconvertir. L’artisanat attire une partie de ces insatisfaits en quête de sens.


50% des Français se sont déjà reconvertis ou y ont déjà songé. C’est ce que révèle un sondage Opinion Way pour A Little Market, plateforme en ligne pour artisans/créateurs.

De plus en plus de personnes ont en effet l’impression de passer à côté de leur vie et de ne plus s’épanouir dans leur travail. Cela touche notamment les cadres et professions supérieures, à plus forte dans des grandes entreprises, qui sont en perte de sens, noyé dans un process qui les dépasse. L’envie de se lancer peut également prendre forme suite à un changement ou une crise, comme un licenciement ou un congé maternité, qui sont des occasions de donner une autre direction à sa vie professionnelle.

Et parmi les secteurs possibles, l’artisanat est en bonne position. “Il s’agit d’une activité manuelle, avec un résultat concret et immédiat puisque l’on fabrique quelque chose, explique Laurie-Anne Moussier, directrice générale d'A Little Market. Et c’est souvent une passion que l’on poursuivait en loisirs, que l’on décide de faire de manière professionnelle. Cela ne nécessite pas toujours de fonds initiaux.”

Enfin, le statut d’auto-entrepreneur a été un accélérateur de création d’entreprises artisanales. “ L'un des freins évoqués par les personnes interrogées est la complexité de l'administration française, poursuit Laurie-Anne Moussier. Le statut d'auto-entrepreneur a facilité tout cela. Ainsi, il  y a eu 16 000 créations en 2015, contre 8000 en 2005. Et la possibilité de cumuler ce statut avec une autre activité permet par exemple à ceux qui sont à temps partiels de trouver un complément”.

A Little Market n’échappe pas au phénomène. La plateforme a été lancée en 2008 pour offrir des débouchés supplémentaires aux artisans via internet. Aujourd’hui, 60 000 créateurs présentent leurs produits dans différents domaines, des bijoux à l’ameublement, en passant par la mode, l’art et la déco. Pour 41% d’entre eux, il s'agit de leur activité principale. "Il n'y a pas de risque pour les créateurs, précise Laurie-Anne Moussier, puisque nous ne demandons pas de paiement mensuel pour la maintenance du site par exemple. Nous prenons uniquement une commission sur les ventes."

La page de Noémie sur A Little Market

Et 95% des créateurs de la plateforme sont des femmes. Souvent concernées par le temps partiel, sans parler des congés maternité, elles sont aussi plus souvent que les hommes investies dans des activités de loisirs créatifs. C’est le cas de Noémie Ndongo, créatrice de bijoux à Neuville-sur-Saône sous la marque Les Bijoux de l'Oiseau Séraphine. Autrefois dans la vente, elle a tenu différents postes, de démonstratrice sur les foires à responsable de réserves dans le prêt-à-porter. C’est après ce dernier emploi qu’elle a décidé de tout quitter.

J’avais un bon poste dans une grande enseigne à Paris. J’aurais pu encore évoluer. Mais les conditions ne me convenaient plus car très physiques. J’avais fait des études d’arts plastiques, j’avais plein de rêves. Je m’étais mise à faire des bijoux et et j’avais de bons retours des clientes. Au bord du burn out, j’ai eu le déclic une nuit : c’est ça que je devais faire.

Début 2015, elle s’y consacre pleinement. Elle n’en vit toujours pas complètement et dépend des indemnités chômage. 

C’est très saisonnier. Mes meilleurs mois de l’année sont d’octobre à décembre. Je suis en train de passer mon permis pour pouvoir faire les marchés et les foires dans le Sud. Je me suis rendue compte que les ventes en direct marchent mieux.

Elle reconnaît que la difficulté est de devoir tout faire seule. 

La partie création est vraiment mon rayon. Mais j’ai eu besoin d’aide pour monter mon site internet en plus d'A Little Market. Je me suis équipée d’un bon appareil photo pour soigner la communication. Il a fallu aussi réfléchir à l'envoi des produits, au packaging, au stockage des créations,... En fait, on est certes son propre patron, mais on travaille tout le temps. On ne compte pas nos heures. Et j’apprends toujours de mes erreurs.

Noémie réalise ses bijoux chez elle. / F.H.
L’isolement est en effet ce qui guette les créateurs. A Little Market les accompagne ainsi via un guide disponible sur le site : conseils pratiques, subtilités administratives, obligations légales, ... La plateforme a aussi mis en place plusieurs initiatives pour créer un réseau : des groupes Facebook régionaux pour s’entraider et organiser des évènements, et des formations par des créateurs qui ont des compétences reconnues sur des domaines annexes (photo, internet, réseaux sociaux, com). C’est la formation par les pairs.

Noémie confirme que c’est très efficace. 

J’ai participé à la formation obligatoire de la CCI pour les créateurs d’entreprises. Elle m’a coûté de l’argent alors que tout ne me concernait pas. Ils devraient créer des groupes en fonction du statut de l’entreprise et du secteur d’activités. A l’inverse, je fais partie du réseau de créatrice Les Pies bavardes, qui m’ont apporté des conseils bien plus utiles. Par exemple sur l'importance de bien fixer son prix au début.

jeudi 26 février 2015

Avec l'Arrondi, Microdon veut encourager la générosité

Microdon a créé l'Arrondi, dispositif de solidarité embarquée qui permet aux Français de faire des micro-dons à des associations humanitaires.


Comme souvent, c'est parti d'une expérience à l'étranger. C'est au Mexique que Pierre-Emmanuel Grange, président co-fondateur de Microdon, découvre il y a 6 ans le principe de l'arrondi en caisse. Totalement séduit, il décide de le mettre en place à son retour en France. Franprix est la première enseigne à le proposer dans ses magasins. 335 d'entre eux sont désormais concernés, dont 30 en Rhône-Alpes depuis mars 2014. Les dons sont intégralement reversés au fonds de dotation Réflexe solidaire, qui se charge de les distribuer aux associations partenaires. Ici, la Croix Rouge française et le Secours populaire. Le but : financer des actions de solidarité locale.

mercredi 17 décembre 2014

Digischool, leader de l'apprentissage en ligne, se lance dans l'orientation

Après s'être distingué dans le domaine des contenus pédagogiques et de révision sur internet, Digischool, start-up lyonnaise, se lance un nouveau défi : devenir leader sur l'orientation en proposant un portail aux services innovants

800 000 jeunes sont au chômage en France (1), alors que 300 000 postes seront à pourvoir à l’horizon 2015 (2) dans des métiers peu connus ou valorisés, comme les services à la personne. Il y a donc un vrai défi : mettre en adéquation les choix d’orientation des jeunes et les secteurs porteurs. Défi que souhaite relever Digischool, société déjà leader sur les révisions et l’apprentissage. Fondée par Anthony Kuntz et Thierry Debarnot, elle rémunère en effet des enseignants pour rédiger des contenus pédagogiques et les propose gratuitement sur ses sites web, tablette et mobile. 6,5 millions de visiteurs ont été enregistrés en juin 2014, record absolu.

Capture d'écran du site orientation.com avant sa mise en activité/ Digischool

jeudi 11 décembre 2014

SameJob : pour un travail plus proche de votre domicile

Philippe Bouron a créé SameJob, plateforme qui met en relation des salariés qui voudraient échanger leurs postes pour se rapprocher de leur domicile

L'idée trottait dans la tête de Philippe Bouron depuis 20 ans.
De par mon métier, je fais de nombreux déplacements en Ile-de-France. Et j'ai pu constater à quel point beaucoup de personnes vivent loin de leur lieu de travail et font de longs trajets pour s'y rendre.

Les Franciliens font en effet en moyenne 2h20 de trajets par jour. Dans les grandes agglomérations françaises, le temps de trajet domicile-travail a largement augmenté ces dernières années, du fait notamment de l'étalement urbain. Sans compter les prix dans l'immobilier, obligeant à s'éloigner des centres-villes pour trouver moins cher à se loger. D'où l'idée de mettre en relation des salariés qui ont des postes similaires pour les échanger.

Capture d'écran du site internet

mercredi 3 décembre 2014

Un jeu de rôle pour appréhender le monde de l’entreprise

Les élèves de la section Gestion et administration du lycée Barthélémy-Thimonnier de l’Arbresle se mettent dans la peau d’employés d’une entreprise virtuelle

Bienvenue à JusteBio. Meneske et Maëva vous accueillent à votre arrivée dans l’entreprise. Elles vous remettront un badge visiteur et vous guideront vers votre interlocuteur. Au service des ressources humaines, Noëmie et Syrine s’occupent des fiches signalétiques des employés, de leur contrat de travail, puis des fiches de paie. Aux ventes, Raphaëlle, Alexandre et Annah mettent en place le catalogue des produits, répondent aux commandes des clients. Aux achats, Alison, Manon, Ophélie et Charlène prennent contact avec les fournisseurs pour obtenir des devis. Enfin, au service financier, Yasmina aura l’œil sur le règlement des factures et le paiement des fournisseurs.

mercredi 26 novembre 2014

A la découverte du monde troglodyte en Anjou

Recensant la plus grande concentration de caves troglodytes de France, le département du Maine-et-Loire se structure peu à peu autour de ce patrimoine riche et divers
 
Il y a des millions d’années, lorsque la mer s’est retirée, elle a laissé derrière elle des roches en Anjou. Sur les coteaux, le long de la Loire, les caves de tuffeau ont été creusées par l'homme pour exploiter la pierre dans la construction des châteaux. Les galeries ont également servi de refuge pendant les invasions, car elles étaient très difficiles à prendre d’assaut. Le domaine de Brézé présente ainsi tout un réseau bien antérieur à la construction du château de surface. Tout avait été prévu pour y vivre, tout en continuant à exploiter les ressources de la ferme. Par la suite, les paysans ont investi ces caves, faute de moyens de construire en dur. Certaines ont ensuite été reconverties en champignonnières ou caves à vin. On peut ainsi visiter la Cave aux moines, dans les environs de Saumur, qui produit trois variétés de champignons, servis dans son restaurant.

mercredi 2 avril 2014

"Beauté de l'emploi" : les élèves de l'école Peyrefitte aux côtés de chômeurs


Les élèves de l’école d’esthétique Peyrefitte offrent gratuitement leurs services à des demandeurs d’emploi

Lorsque la Maison de l’emploi et de la formation de Lyon a cherché un partenaire esthétique pour accompagner ses bénéficiaires avant un entretien d’embauche, l’école Peyrefitte a tout de suite répondu présente. Laila Malouane, chargée de mission, explique la démarche.

Dans le cadre du Plan local pour l'insertion par l'emploi, nous suivons des demandeurs d'emploi au parcours difficile. Nous avons déjà noué des partenariats pour la coiffure et la tenue vestimentaire, pour leur donner confiance en leur image et améliorer leur présentation. Cette nouvelle collaboration complète le dispositif.

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