A propos de ce blog


    Février 2012. Je suis en formation sur l’écriture journalistique au Centre de formation professionnelle des journalistes avec Pascal Perrat. Il termine la session en exhortant les pigistes présents à créer leur blog, seul moyen d’être visible sur internet.  Je fais la moue, persuadée que ce n’est pas la forme qui me conviendrait. A l’époque, pour être visible, j’avais créé un profil sur LinkedIn, que j’avais du mal à étoffer et vraiment exploiter. J’avais créé une page Facebook, en plus de mon profil, pour mettre en ligne mes anciens articles du Progrès. L’idée m’étais venue suite à une formation sur le journalisme digital. Mais ce n’était peut-être pas suffisant. Le problème, c’est que je ne sais pas sur quoi je pourrais bien écrire. Je ne suis experte ni spécialiste de rien. Je suis curieuse de tout et aime apprendre sur tout. C’était jusqu’alors une ligne de conduite dont j’étais plutôt fière. J’étais trop jeune pour me mettre des œillères.

    Mais à mon retour, cette nuit-là dans mon lit, mon cerveau carbure et refuse de me laisser dormir. Pascal Perrat a raison sur un point. Si je veux améliorer mon écriture, j’ai besoin d’écrire davantage. Or la situation au Progrès, où je suis pigiste au service des Suppléments, n’y est pas propice. J’ai été petit à petit cantonnée au secrétariat de rédaction, donc à la relecture et à la mise en page des articles de mes camarades. Résultat : les rares fois où je dois écrire, j’ai du mal. Sans compter que les rares suppléments qui restent limitent les possibilités de sujets. Pourtant, j’en ai des idées de sujets. J’ai même commencé des enquêtes qui n’ont pas abouti car elles ne rentraient pas dans les cases du Progrès.

    Et là, Eurêka ! C’est décidé. Mon blog sera généraliste. J'écrirai sur tout ce qui me passe par la tête. Et je commencerai par mettre en ligne ces deux articles qui ne sont jamais parus : les agences de naming et les installateurs de brumisateurs. A force de cogiter, je me dis que je peux écrire sur plein de choses qui m’ont traversé l’esprit, même celles sur lesquelles je ne me pense pas forcément légitime, comme la politique. J’imagine même les rubriques que je pourrais créer à termes. Bref, les idées fusent, au point que je suis obligée de me lever et de les noter de peur de les avoir oubliées au petit matin. Je commence même à structurer cette première note. Je retourne me coucher, en me demandant dans quoi je me suis fourrée.

    Voilà donc comment est né ce blog. Je l’alimenterai d’articles que je n’arriverai pas à caser dans une publication, de portraits, de réflexions, de billets d’humeur, de coups de cœur et coups de gueule, dans des domaines aussi variés que l’actualité lyonnaise, la culture, les médias, la politique – année électorale oblige - ou encore mon pays d’origine, les Comores. J’essaierai de n’être ni trop longue, pour ne pas vous assommer, ni trop courte, pour ne pas vous frustrer. Je vous ferai partager mes lectures, mes découvertes, mes rencontres. J’attends vos commentaires, qui m’enrichiront sûrement. 


    Désormais, vous savez tout, ou presque, du pourquoi de ce blog. Il reste peut-être une dernière question en suspens. Pourquoi ce titre, Daily Planet Lyon ? Le Daily Planet est le nom du journal dans lequel travaillent Clark Kent et Lois Lane dans la BD Superman. Ado, j'étais une fan absolue de la série diffusée sur M6. Le travail des deux reporters correspondait à l'éthique que je me faisais du métier. Et j'avoue que c'est un peu eux qui m'ont donné envie de l'exercer. A vous de me dire si je leur arrive ne serait-ce qu'à la cheville.

Journalistiquement vôtre
Fahiya Hassani

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